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2014 - Juillet à septembre VARIATIONS SAISONNIERES


2014 - Mai à juin FUGACE


2014 - Avril à mai VERMILLON


2014 - Février à mars ELLES TOUTES


2013 - Octobre à décembre MERVEILLE


2013 - Juillet à septembre ÉTRANGE ÉTÉ


2013 - Mars à juillet FRÉMISSEMENTS


2013 - Janvier à mars VENT D'HIVER


2012 - Octobre à décembre JUSTE AVANT L'HIVER


2012 - Juillet à octobre MIRACLE ORACLE


2012 - Mars à juin PAYSAGES DE L'EAU


2011 - UNE SAISON DANS LES ARBRES


2011 - ÉMILIE VIALET

Artiste(s) : Émilie Vialet

Lieu : GALERIE SCHUMM-BRAUNSTEIN à PARIS


Communiqué de presse

GALERIE SCHUMM-BRAUNSTEIN
Émilie VIALET Monts & Mountains photographie
Exposition du 16 septembre au 29 octobre 2011

« Le propre du visible est d’avoir une doublure invisible au sens strict qu’il rend présent comme une certaine absence » MERLEAU-PONTY in L’OEil et l’esprit
Émilie VIALET est née le 24 décembre 1980. Après avoir suivi l’enseignement de Tom DRAHOS aux Beaux-Arts de Rennes, elle fait l’École Nationale Supérieure Louis-Lumière en photographie. Plusieurs de ses séries de paysage ont déjà été exposés : Coulisses d’autoroutes, sous la direction de Thibaut CUISSET, Rond-Point, Baie, Les Meulières et La Chambre. Toutes montrent la grande maturité de cette jeune photographe qui, avec des sujets très différents, bâtit une oeuvre sur les non-lieux, les no man’s land de l’espace contemporain. On en veut pour preuve ses deux dernières séries, Les Monts d’Arrée et Man Made Mountains, que la Galerie SCHUMM-BRAUNSTEIN a le grand plaisir de présenter dans cette deuxième exposition personnelle d’Émilie VIALET.
Les Monts d’Arrée, massif montagneux ancien de la Bretagne, dont des milliers d’hectares de végétation sont partis en fumée dans les années quatre-vingt, sans doute à cause d’exercices militaires, sont, depuis les années soixante, le site de la centrale nucléaire de Brennilis, obsolète avant l’heure et dont le démantèlement fait question1. Avec Les Monts d’Arrée, Émilie VIALET pose son regard sur les traces laissées par les hommes sur un paysage : désertification de la lande, contamination radioactive d’un lac, délitement de bâtiments, emprise au sol d’anciennes infrastructures, persistance d’un aménagement devenu inutile, implantation en carré d’arbres d’essence inadaptée - autant de stigmates indélébiles.
Émilie VIALET sait nous faire voir cet ancien « balcon de l’occident »2, devenu zone hostile. Elle sait capter la lumière de cette scène inhabitée, de ce théâtre des opérations déserté. Par une mise en suspens de ces lieux, elle met l’accent sur l’impossible partage entre naturel et artificiel. Et, dans certaines de ses photographies, elle fait remonter à la surface les tensions d’une tragédie ancestrale qui pourrait porter ce titre inscrit dans l’ancienne toponymie celtique : Les Monts de la séparation.
Avec Man Made Mountains3, Émilie VIALET nous confronte avec ce qui pourrait être considéré comme la forme la plus indifférente, la plus impersonnelle : le « tas ». Tas de gravats, tas de graviers, tas de terre, tas de sable, tas de détritus, tumuli, buttes (des Buttes-Chaumont parisiennes au Monte Testaccio romain)4.
Le triptyque présenté ici a la lumière des commencements, la force de l’évidence ; il nous met face à une histoire perdue ou à venir. Émilie VIALET pose sa focale en amont de l’architecture sur une frange urbaine, elle nous oblige à la voir, elle lui redonne une épaisseur temporelle, rend visibles des espaces invisibilisés. En se plaçant à juste distance de son objet, elle « en-visage » chaque Man Made Mountain ; elle en révèle les marques du temps, en dévoile les rides ; elle montre un verso, envers du décor, écran de possibles projections. Elle ne fera jamais l’ascension d’une Man Made Mountain ; elle n’a pas besoin d’un « point de vue ». Avec sa délicatesse de traitement, elle laisse affleurer les sédiments de l’invisible, fait un travail d’archéologie de la surface.
Émilie VIALET a trouvé l’adéquation parfaite entre sa vision du paysage, qu’il soit grandiose ou ordinaire, et la maîtrise de ses tirages : l’art de l’intensité en deçà du contraste. Travaillant la tension entre présence et effacement, entre visible et invisible, Émilie VIALET nous donne à voir la beauté en terrains neutres.

GALERIE SCHUMM-BRAUNSTEIN 9 rue de Montmorency 75003 PARIS
+ 33 (0)1 40 29 03 72 www.galerie-schummbraunstein.com
du mardi au samedi de 14h. à 19h. et sur RV.

1 Le Fantôme de Brennilis, de Marie Kostrz, in Rue 89, Le Mensuel n°11, juin 2011.
2 Anatole Le Braz, La légende de la mort chez les Bretons armoricains, Paris, Robert Laffont, Collection Bouquins, 1994.
3 « Monts faits par l’homme »
4 sujet de recherche d’une jeune architecte anglaise, Ruth OLDAM, dont un texte dialogue avec les photographies d’Émilie VIALET dans un portfolio, Man Made Mountains, édité par la Galerie, à paraître en octobre 2011.

carton

2011 - SOPHIE ZÉNON à FERNET BRANCA


2011 - COMPTOIRS ARLESIENS DE LA JEUNE PHOTOGRAPHIE


2010 - Ventoux-Comtat Venaissin, journal d'un paysage


2010 - Collection du Conservatoire du littoral


2010 - Galerie VU', Paris


2009 - Collection du Conservatoire du littoral


2009 - Voyages Pittoresques, Musée des Beaux-Arts de Caen


2009 - Avec vue sur les lacs, Musée Château d'Annecy


2009 - Foto Encuentros, Murcia


2008 - Entre terre et mer - les rivages français, Institut français de Barcelone


2008 - Littoral des lacs, Galerie La Chambre Claire, Annecy - Galerie de l’Étrave, Thonon-les-Bains


2008 - Avec vue sur la mer, Bibliothèque nationale de France


2007 - Delta de la Leyre, Bordeaux


2007 - Figure du littoral, Espace Commines à Paris


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